L'épicerie sociale, voulue par la ville, et gérée par les associations caritatives, a ouvert ses portes au mois de septembre. Nous avons toujours soutenu ce projet, car, au-delà de l’aide alimentaire (accès à des produits à tarif réduit), une épicerie sociale permet un soutien prolongé avec comme objectif un retour à l'autonomie des personnes ou familles, grâce  à un accompagnement social.

Mais une politique sociale ne peut se réduire à cela.
À Eaubonne, à coté de cette action « vitrine », les régressions sont nombreuses depuis deux ans.
La ville abandonne progressivement des services qui fonctionnaient bien. Ainsi, dans la tranquillité de l'été, les usagers du SSIAD (Service de Soins Infirmiers à Domicile) ont été informés de sa suppression, réalisée sans concertation et sans décision du Conseil d'administration du CCAS. Ce service ne coûtait pourtant pas à la ville. Une mesure précipitée et incompréhensible pour les usagers qui pose de nombreuses questions. Comment garantir le maintien de la qualité du service du SSIAD, très apprécié pour son professionnalisme et son efficacité ? Quel devenir pour le personnel ?
Cette suppression s'ajoute à la diminution du nombre des auxiliaires de vie de 20% en 2 ans, à la baisse de la fréquence de livraison des repas. Il ne fait pas bon être âgé et souhaiter rester à son domicile à Eaubonne !
L'aide sociale a aussi disparu. Terminées les aides pour des classes de séjour, pour inscrire un enfant à une activité culturelle ou sportive, etc. L'épicerie sociale ne couvre pas l'ensemble des besoins sociaux des familles.

Pour nous, au-delà des soutiens ponctuels, une politique sociale doit garantir l'accès des services municipaux à tous les Eaubonnais, quels que soient les revenus. C'est dans ce domaine que la régression est la plus visible. La hausse considérable des tarifs de services essentiels pour les familles (restauration scolaire et services périscolaires par exemple), risque d'entraîner des difficultés financières amenant des familles jusqu'alors autonomes à devoir demander de l'aide.

Mais nous avons une épicerie sociale, n'est-ce pas ?